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omégas Archives - ODEN, La Cosmétique Française

L’Interview Inspirante de Laurence

By | INTERVIEWS | 3 Comments

L’Interview Inspirante n°1 :

Laurence, agricultrice (et naturopathe)

Les amandes françaises se font rares.  Il y a 8 ans, Laurence et son mari ont fait le choix courageux d’opérer une reconversion totale, en s’installant à des centaines de kilomètres de leur Alsace natale. Voici leur histoire.

QUEL PARCOURS AVEZ-VOUS ?

Rien à voir avec le domaine agricole !
Je travaillais dans le domaine médical, j’étais préparatrice en pharmacie.

 

POURQUOI CETTE RECONVERSION ?

Mon mari travaillait au sein d’une société pétrolière. Un jour, il eu un accident de travail.

Nous sommes partis dans le sud de la France, pour qu’il se repose.

C’est lors de ce séjour que nous avons découvert des vergers d’amandiers laissés à l’abandon. Nous étions étonnés : grands consommateurs d’amandes, nous ne savions pas qu’il existait des amandes françaises !

De retour en Alsace, j’ai beaucoup réfléchi. J’avais envie depuis quelques temps déjà de quitter ma terre natale et changer d’air. J’ai rapidement fait le lien entre ces vergers abandonnés et le diplôme agricole de mon mari.

Pourtant, ce dernier n’était pas aussi emballé que moi, il a fallu le convaincre !

Au bout de 6 mois, l’idée a murît et j’ai finalement réussi à le convaincre.

Nous avons acheté quelques hectares et commencé à replanter des amandiers, en faisant le pari fou de relancer les amandes françaises.

 

COMMENT CELA S’EST PASSÉ ?

Je ne connaissais rien à l’agriculture.
Avec mon mari, nous avons planté beaucoup d’arbres.
Il faut au moins 5 ans à un amandier avant de pouvoir produire suffisamment d’amandes.
Mais au moment où nos amandiers ont atteint leur taille optimale, le cours mondial de l’amande s’est effondré.

Nous étions anéantis.
Qu’allions nous faire ?
La vente « classique » qui consiste à vendre nos amandes à la coopérative agricole près de chez nous ne nous rapportait plus rien.
Nous avons alors décidé de passer à la vente directe, et de transformer nous-mêmes nos amandes. C’était selon nous le seul moyen de s’en sortir.

 

AUJOURD’HUI, ÊTES-VOUS SATISFAITE ?

Oui, mais ça n’a pas toujours été le cas !

Nous avons réalisé le travail accompli quand nous avons remporté le « Prix National de la Dynamique Agricole» pour le segment « développement durable ». Ce prix nous a été remis par le Ministre de l’Agriculture en personne.

Jusqu’ici, je n’avais retenu que l’angoisse d’avoir quitté un emploi stable, les gelées et la grêle qui ont ruiné plusieurs fois notre travail…
A la remise du prix, le public est venu nous féliciter, nous encourager et nous dire leur admiration de notre travail. C’est à ce moment là que j’ai réalisé le chemin parcouru.

 

PARLEZ-NOUS DE VOS VERGERS…

Ce qui me frappe le plus que je regarde mes vergers, c’est leur beauté tout au long des 4 saisons. Les amandiers en fleurs sont d’une beauté époustouflante. J’adore observer les ruches que nous avons placées sur nos arbres pour assurer leur pollinisation. C’est magnifique d’observer ce tout petit fruit, qui grossit durant l’été, pour arriver à maturation en septembre.  J’aime observer la bogue de l’amande qui s’ouvre. Et je suis toujours subjuguée de voir tous les produits que l’on peut fabriquer à partir de cette petite amande.

 

EST-CE UN ARBRE FACILE À CULTIVER ?

Quand l’amandier a tout ce qu’il faut, il pousse facilement.
Nous avons un sol argilo-calcaire avec beaucoup de pierres. Les amandiers apprécient particulièrement ce type de sol : ils se faufilent entre les pierres et y trouvent ce dont ils ont besoin pour leur croissance.
Mais il y a toujours la menace des ravageurs, qui pondent à l’intérieur de nos amandes. Les larves finissent par la manger, et peuvent se multiplier très rapidement.

 

POURQUOI Y A T-IL SI PEU D’AMANDES FRANÇAISES ?

C’est une culture qui nécessite de transformer les amandes soi-même.
Si l’on apporte uniquement les amandes à la coopérative on ne gagne rien, et il est alors impossible de faire face à la concurrence des Etats-Unis. En effet, il coûte moins cher de faire importer une amande des Etats-Unis que de déposer une amande française à la coopérative.

 

QUELLE EST VOTRE MÉTHODE DE CULTURE ?

Nous sommes en agriculture raisonnée, c’est-à-dire que nous donnons à l’arbre uniquement ce dont il a besoin. Nous travaillons beaucoup avec l’analyse du sol, et nous nous efforçons de ne travailler qu’avec des engrais naturels ou verts comme les fientes de pigeon par exemple. Pour tondre l’herbe, nous faisons paître des moutons au milieu de nos vergers. Nous ne « surprotégeons » pas nos arbres.

Nous pourrions tout à fait passer en agriculture biologique, mais nous ne voulons pas.  Quand vous vous installez en agriculture bio, vous devez payer beaucoup de taxes, il y a des contrôles tout le temps, et nous souhaitons rester libres et indépendants.

 

UTILISEZ-VOUS DU GLYPHOSATE ?

Non ! Nous en avons utilisé aux débuts de l’exploitation, mais nous avons rapidement arrêté aux vues de sa toxicité.

 

QUELLES SONT LES VERTUS DE L’HUILE D’AMANDE DOUCE FRANÇAISE ?

Pour moi, l’huile d’amande douce c’est l’hydratation de la peau par excellence.
C’est aussi un fruit excellent dans l’alimentation : je suis naturopathe, et je m’intéresse beaucoup à l’alimentation. L’huile d’amande, riche en acides gras essentiels, est excellente pour la santé.

 

UN CONSEIL POUR LES CITADINS QUI SOUHAITENT SE RECONVERTIR DANS L’AGRICULTURE ?

Ne le faites surtout pas ! (cri du cœur)

Etre agriculteur est un métier qui ne s’improvise pas. En ce moment, je rencontre beaucoup de gens qui souhaitent se reconvertir.

Il faut être dans les champs, connaître les plantes, il faut savoir vendre, et la partie administrative est énorme. Les gens doivent savoir que c’est un vrai métier qui nécessite beaucoup de compétences différentes, et qui est très prenant.

Focus sur la bourrache

By | PLANTES FRANÇAISES | 2 Comments

Focus sur la bourrache

La Bourrache est LA star de notre gamme d’huile d’Oden.  Nous avions envie de vous en dire un peu plus sur cette jolie fleur bleue.

Sa Carte d’identité

Nom scientifique : Borago Officinalis

Autre nom populaire : piquants bleus, en raison de sa pilosité abondante
Floraison : avril-septembre
Habitat : lieux herbeux, talus, terrains vagues

Origine de son nom… étrange

Pour comprendre d’où vient son nom, il faut frôler la bourrache de la main. Vous pourrez sentir (et même voir) une multitude de poils rudes sur ses tiges, qui servaient autrefois au rembourrage. D’où son nom d’origine latine burra, qui signifie « amas de fibre pour le rembourrage ».

L’anecdote

Une fois que l’on a introduit la bourrache dans son jardin, on la retrouve dans les endroits les plus inattendus. Les responsables de cette dissémination sont les fourmis, qui adorent ses graines et les transportent sur de longues distances pour en faire des provisions.

Du garde-manger…

La Bourrache a été consommée dès la préhistoire. Cuite, les jeunes feuilles ont une saveur d’épinard et entrent aujourd’hui dans la recette d’omelettes. Crues, elles se mangent en salade. Les corolles bleues étoilées décorent joliment les plats et sont comestibles.

A l’armoire à pharmacie

La bourrache est aujourd’hui cultivée pour extraire de ses akènes une huile précieuse. Elle contient une concentration exceptionnelle d’acide gamma-linolénique, qui assure à lui seul une bonne partie du renouvellement cellulaire. Très rare dans la nature, et quasi absent du règne végétal, cet acide fait de la bourrache la star de nos jardins biodynamiques ODEN. Vous pouvez l’acheter en cliquant ici.