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Alimentation et eczéma atopique

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Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir les conseils en alimentation d’Aurélie Vangeon, naturopathe certifiée par l’Ecole Euronature (reconnue par le FENA), pour traiter l’eczéma atopique. 

L’eczéma atopique est une maladie inflammatoire de la peau survenant chez les personnes au terrain dit « atopique », c’est-à-dire favorable au développement d’allergies. Ce terrain atopique a des origines très variées : organes d’élimination (« émonctoires ») surchargés, flore intestinale fragilisée, déséquilibre acido-basique, stress, troubles émotionnels… rendant l’organisme plus fragile et plus sensible substances allergisantes.

Chaque personne est unique et seule une anamnèse réalisée en cabinet avec un naturopathe permettra de déterminer la cause du déséquilibre liée à votre eczéma et d’établir une fiche de conseils personnalisés.

Il est alors fort probable que votre naturopathe vous parle de régime Seignalet, de probiotiques, d’oméga 3, d’huile essentielle de lavande, ect…

L’alimentation du Dr Jean Seignalet pour diminuer l’inflammation.

Explications

L’eczéma est considéré comme une « maladie d’élimination ». Les « polluants » sont présents en trop grande quantité dans le corps et les organes d’élimination (appelés « émonctoires ») sont dépassés.

Ces déchets s’accumulent dans l’intestin grêle et se retrouvent dans la circulation sanguine. L’irritation et inflammation de la peau est créée par les globules blancs qui cherchent alors à éliminer ces déchets présents dans le sang.

En traitant la cause, le régime Seignalet propose d’éliminer les aliments qui contiennent des molécules mal assimilées qui rendent l’intestin poreux. S’il est bien suivi (le moindre écart peut signifier la réapparition de symptômes), il permet dans 93% de réduire en partie ou complètement les signes de cette maladie de peau.

Les grands principes de l’alimentation Seignalet sont les suivants :

  • Exclure les laits d’origine animale : vache, chèvre, brebis et leurs dérivés: beurre, fromage, crème, yaourts, glaces.

Les remplacer par des aliments à base de végétaux : amande, épeautre, coco, soja…

  • Exclure également les céréales « modernes » qui contiennent du gluten : blé, petit et grand épeautre, kamut, avoine, orge, seigle et maïs.

Il existe plusieurs alternatives : riz, sarrasin, quinoa, pâtes à base de riz ou sarrasin, etc.

  • Cuire les légumes à la vapeur (maximum 110°) pour conserver les nutriments.
  • Consommer des huiles biologiques de première pression à froid. Environ 4 à 6 cuillères à soupe chaque jour dont une qui contient des omégas 3 (colza, chanvre, cameline, lin, etc.) : à utiliser uniquement pour l’assaisonnement des salades/crudités et à conserver 3 mois maximum au réfrigérateur après ouverture car elles s’oxydent facilement.

Garder l’huile d’olive bio de Première Pression à Froid pour la cuisson.

On trouve également des omégas 3 dans les petits poissons gras : sardines, maquereaux, harengs (en manger 2 fois/semaine).

  • Conseils supplémentaires : limiter le sucre blanc, préférer le sucre complet et consommer bio le plus possible car cela limite les pesticides.

Des idées de repas pour une journée qui répondent aux conditions du régime Seignalet :

  • Petit déjeuner : œuf à la coque, pain sans gluten ou fruit et yaourt végétal + quelques amandes.
  • Midi : légumes cuits la vapeur, céréales sans gluten (riz), sardines à l’huile (riches en oméga 3 !).

Égayez votre assiette avec des épices (par exemple le curcuma anti-inflammatoire), du gomasio, des algues séchées, des herbes fraîches…

  • Goûter : un fruit de saison et quelques amandes.
  • Soir : crudités et Dahl de lentilles corail.

En plus de l’alimentation, il est indispensable d’agir sur le terrain pour traiter la cause !

Détoxifier le foie et renforcer la flore intestinale (avec les conseils d’un ou d’une Naturopathe) .

  • Un choix de plantes adaptées permettra de détoxifier le foie (uniquement si la vitalité est suffisante) : bardane, radis noir, artichaut, romarin, hydrolat de carottes…
  • Des probiotiques permettront de rétablir la flore intestinale, notamment la souche Lactobacillus GG reconnue pour avoir des effets bénéfiques sur l’eczéma.

L’influence du stress et de l’état émotionnel …

Il n’est pas rare que les maladies de peau aient des origines émotionnelles : stress, choc, séparation, conflit avec sa famille…

Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner pour rétablir son équilibre émotionnel : kinésiologue, psychologue, fleurs de Bach…

Différentes techniques permettent de réguler le stress. C’est le cas notamment du yoga, de la sophrologie, des exercices de respiration (cohérence cardiaque), du sport (qui permet en plus de stimuler les émonctoires)…

De plus, l’eczéma étant une maladie mal connue elle peut être source de malaise entre individus et générer encore plus de stress pour son porteur, n’hésitez pas à en parler.

Quelques pistes pour se complémenter… à utiliser avec les conseils d’un professionnel.

  • Phytothérapie (plantes) : pensée sauvage, bardane, fumeterre, artichaut, radis noir…
  • Gemmothérapie (bourgeons) : Cèdre du Liban si eczéma sec, Orme si eczéma suintant, Noyer pour la flore intestinale.
  • Oligothérapie (oligoéléments): Manganèse, Manganèse-Cuivre.
  • Aromathérapie (extraits de plantes)
    • Par voie externe :
      • En crise : huile de bourrache, huile d’amande douce + huile essentielle de lavande aspic, de camomille romaine en cas de fortes démangeaisons.
      • En dehors des crises : huile d’amande douce pour réparer la peau.
    • Par voie interne : quelques gouttes d’huile d’onagre sur la langue.
  • Bain aux flocons d’avoine.

Aurélie Vangeon, Naturopathe à Bordeaux

www.grainedenaturopathe.com

@grainedenaturo

Retrouvez tous les conseils cosmétiques d’ODEN en cliquant ici !

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Sources :

 

VILJANEN M. et al. – Probiotics in the treatment of atopic eczema/ dermatitis syndrome in infants: a double-blind placebo-controlled trial. Allergy. 2005

Roseline Gagnon, La Nutrithérapie, Médecine des suppléments alimentaires, Atlantica, 2001

Jean Marie Magnien, Réduire au silence 100 maladies avec le régime Seignalet, Thierry Soucar, 2013

 

Chlorophylle

La chlorophylle, le pigment végétal aux vertus insoupçonnées

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Composant associé au règne végétal et aux propriétés plutôt floues, la chlorophylle connaît ces dernières années un intérêt grandissant. Dans l’industrie pharmaceutique ou dans celui des cosmétiques, de nombreux bénéfices lui sont attribués. ODEN revient avec vous sur ce petit trésor végétal et ses qualités incroyables !

Plante chlorophyllienne

 

La chlorophylle qu’est-ce que c’est ?

 

La chlorophylle est une molécule présente chez de nombreux végétaux. C’est un des pigments responsables de la couleur verte des plantes mais c’est surtout une molécule-clé dans la photosynthèse.

 

Les bases de la respiration et de la photosynthèse

 

Pour produire de l’énergie, nos cellules respirent. Elles consomment du dioxygène (O2) et des sucres pour produire l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. Cette réaction chimique produit le CO2 que nous expirons. Tout se processus se déroule dans des organites cellulaires qui fonctionnement comme des petites usines à énergie : les mitochondries.

Les plantes possèdent elles aussi des mitochondries. Présentes dans les feuilles, elles utilisent l’O2 de l’air et des sucres (dont la provenance vous sera expliquée par la suite) pour produire de l’énergie et du CO2.

FeuillesMais elles ont une autre forme d’organite : les chloroplastes. Ces « usines »-là fonctionnent dans le sens inverse : elles utilisent le CO2 de l’air et la lumière pour produire des sucres et de l’O2. Ce sont ces sucres qui vont ensuite être utilisés par les mitochondries. La lumière est indispensable à cette réaction ! C’est à cette étape que la chlorophylle intervient. Ce pigment, logé dans les chloroplastes, sert à capter l’énergie lumineuse et à la transformer en énergie chimique qui permet aux organites de produire à partir du CO2 des sucres.

Dans la journée, les plantes sont capables de réaliser à la fois la photosynthèse et la respiration. La nuit, elles consomment les sucres produits dans la journée.

Chloroplaste

Sans la chlorophylle, les plantes seraient incapables d’utiliser la lumière pour produire des sucres, donc incapables de se « nourrir ». Cette molécule est primordiale pour la survie des végétaux verts. Cette couleur verte est d’ailleurs une conséquence directe de sa fonction : elle absorbe les intensités lumineuses bleue et rouge pour permettre la photosynthèse, la seule lumière qu’elle n’absorbe pas et qui peut donc arriver jusqu’à notre rétine est la lumière verte, d’où sa couleur !

 

Et pour l’Homme ?

 

La chlorophylle est donc une molécule végétale précieuse pour les plantes. Sortie de son chloroplaste, elle n’est plus d’aucune utilité pour la photosynthèse. Mais pour nous ?

Cette molécule a de nombreux bénéfices sur la santé humaine !

Ses propriétés antioxydantes en font un allié redoutable contre le vieillissement cutané ! Il est prouvé scientifiquement que la consommation de végétaux riches en chlorophylle (épinards, persil, menthe, algues…) est associée à une meilleure élasticité de la peau et à la réduction des rides. Elle permet également de limiter les dommages causés par les UV.

ÉpinardsLa molécule de chlorophylle possède un atome de Magnésium (Mg) en son centre, cette conformation lui permet d’être efficace contre les mauvaises odeurs. C’est la raison de sa présence dans de nombreux chewing-gums.

De nombreuses autres avantages ont été établis scientifiquement (la stimulation du système immunitaire, la détoxification du foie, la purification du sang, le nettoyage des intestins…). Mais celui qui attise majoritairement l’intérêt médical est son aspect antimutagène et antioxydant dans la prévention des cancers. En limitant l’oxydation et les mutations sur notre ADN, la chlorophylle permet de diminuer significativement le risque de cancer.

 

Anecdote de la fin

 

Il existe une espèce de limaces des mers, appelée Elysia Chlorotica, qui peut réaliser la photosynthèse. C’est l’un des seuls animaux à en être capable.

Elysia ChloroticaAu cours de son évolution, cette limace a intégré dans ses cellules des chloroplastes et des fragments d’ADN de l’algue Vaucheria littorea dont elle se nourrit. C’est cette transmission génétique horizontale qui lui donne aujourd’hui sa belle couleur verte !

 

 

Sources :

Ferruzzi et al. Digestion, absorption, and cancer preventative activity of dietary chlorophyll derivatives. Nutrition Research. 2007.

Inanç. Chlorophyll: Structural Properties, Health Benefits and Its Occurrence in Virgin Olive Oils. Academic Food Journal. 2011.

Cho. The role of Functional Foods in Cutaneous Anti-aging. Journal of Lifestyle Medecine. 2014.

ODEN

NUTRITION : Oméga 3 et Oméga 6 qu’est-ce que c’est?

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Leur nom vous est familier, vous en entendez souvent parler et vous savez qu’ils sont bons pour la santé. Mais à part ça, que savez-vous des Oméga 3, ces précieuses molécules dont nous avons tant besoin ? ODEN revient avec vous sur la qualité nutritionnelle de ces acides gras et leur rôle dans notre corps.

 

Un acide gras, c’est quoi ?

Les acides gras, comme les Oméga 3 ou les Oméga 6 sont avant tout des lipides. Ils constituent une partie de la matière grasse de notre corps. Mais attention : les lipides ne servent pas qu’à stocker de l’énergie ! Ils interviennent aussi :

  • dans la structure de nos cellules (de la membrane plus précisément)
  • dans le fonctionnement du système nerveux
  • dans la communication hormonale (la testostérone et l’œstrogène par exemple sont des lipides)
  • dans le système immunitaire…

Les lipides jouent donc un rôle très important dans notre corps ! Apporter les « bonnes graisses » pour le faire fonctionner est essentiel.

Gouttes huile

Petites précisions chimiques :

Les acides gras sont de longues chaînes d’atomes carbone qui se terminent par un groupement -COOH (aussi appelé groupement acide).

On peut distinguer deux types d’acides gras :

  • les acides gras insaturés, qui possèdent une (mono-insaturé) ou plusieurs (poly-insaturé) doubles liaisons dans leur chaîne de carbones. Les doubles liaisons rendent les acides gras plus réactifs et l’organisme peut réagir plus facilement avec ceux-ci pour les utiliser.

Acide Gras Insaturé

  • Les acides gras saturés, comme le cholestérol, qui ne comportent pas de double liaison. Il ne faut pas les consommer en excès.

Acide Gras Saturé

 

Pourquoi les Oméga 3 et les Oméga 6 sont-ils des acides gras particuliers ?

Les Oméga 3 et les Oméga 6 sont les acides gras essentiels, c’est-à-dire les seuls acides gras que le corps ne sait pas synthétiser à partir d’autres molécules. Pour que notre organisme y ait accès, il faut obligatoirement que ces molécules soient apportées par l’alimentation. C’est pour cette raison que les Oméga 3 et 6 sont les acides gras dont on entend le plus souvent parler !

MangerLes Oméga sont des familles d’acides gras insaturés : les Oméga 3 ont une double liaison sur le 3e carbone de leur chaîne et les Oméga 6 sur le 6e.

L’Oméga 3 le plus connu est l’acide alpha-linoléique, qui peut être transformé en d’autres Oméga 3.

L’Oméga 6 le plus courant est l’acide linoléique.

 

Le rapport Oméga6/Oméga 3 dans notre alimentation

Les recommandations nutritionnelles fixent à 4% la contribution des Oméga 6 aux apports énergétiques journaliers et à 0,8% celle des Oméga 3. Soit respectivement 10g/j et 2g/j.

Or, notre alimentation moderne n’est pas assez riche en Oméga 3 et est trop dense en Oméga 6. Il est important de modifier nos habitudes alimentaires pour rééquilibrer la balance nutritionnelle. En effet, les deux familles Oméga marchent de pair : il faut que leur ration soit de 4/1, c’est-à-dire que pour quatre Oméga 6, on consomme un Oméga 3. C’est le respect de cet équilibre qui garantit notre santé nutritionnelle.

Omega 3 Omega 6Il nous faut donc continuer à consommer des Oméga 6, puisque notre corps ne peut pas en produire, mais il faut raisonner cette consommation. Il faut également augmenter la quantité d’Oméga 3 qu’apporte notre alimentation.

 

Comment faire ?

Les Oméga 6 se trouvent en abondance dans le maïs, le blé, le tournesol… Il est donc très facile d’en apporter à l’organisme.

On retrouve les Oméga 3 dans de nombreux végétaux comme l’herbe, la luzerne, le lin, le colza, le chanvre, le chia, les fruits à coques… mais aussi dans les produits de la mer comme le poisson et certains produits animaux (oeufs). Les Oméga 3 traversent la chaîne alimentaire. Plus l’alimentation d’une vache, par exemple, est riche en herbe et en lin, plus son lait (ou sa viande) se charge en Oméga 3.

Que ce soit en choisissant des alternatives végétales (luzerne, lin… qui demandent peu de pesticides) ou des produits d’origine animale (issus d’une agriculture extensive et respectueuse), adopter une alimentation plus riche en Oméga 3, c’est adopter une alimentation plus écoresponsable et nutritionnellement plus saine.

Aliments Oméga 3

N’attendez plus !

 

 

Sources :

Ciqual. Table de composition nutritionnelle des aliments

Anses. Les acides gras oméga 3.

Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA). Place des lipides dans l’alimentation. 2007