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marche pour le climat - protection de la biodiversité

Nicolas Hulot s’en est allé

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et la biodiversité tremble

Démission de Nicolas Hulot

 

Le 28 août, à l’antenne de France Inter, Nicolas Demorand s’adresse à Nicolas Hulot :

« Incendies un peu partout dans le monde, Grèce, Suède et États-Unis, inondations suivies de canicules au Japon, records de température en France, j’arrête la liste des évènements majeurs de l’été.

C’est la bande annonce de ce qui nous attend ont dit les scientifiques.

Le film catastrophe est là, sous nos yeux, on est en train d’y assister, est-ce que vous pouvez m’expliquer pourquoi rationnellement ce n’est pas la mobilisation générale contre ces phénomènes et pour le climat ? »

Nicolas Hulot répond :

« Non, je ne comprends pas. Je ne comprends pas que nous assistions, globalement, les uns et les autres, à la gestation d’une tragédie bien annoncée, dans une forme d’indifférence.

La planète est en train de devenir une étuve, nos ressources naturelles s’épuisent, la biodiversité fond comme la neige au soleil, et ce n’est pas toujours appréhendé comme un enjeu prioritaire.

On s’évertue à entretenir un modèle économique marchand qui est la cause de tous ces désordres.

Donc la réponse à votre question est non, je ne comprends pas.

Comment après la Conférence de Paris, après un diagnostic imparable qui ne cesse de s’aggraver de jour en jour, ce sujet peut-il toujours être relégué dans les dernières priorités ? »

 

La sauvegarde de la biodiversité n’est pas une priorité

 

Dimanche dernier, Édouard Philippe a donné les grandes lignes budgétaires à venir, et n’a pas dit un mot sur l’écologie.

La pression du court terme sur les dirigeants et sur le Premier Ministre est si forte, qu’elle préempte les enjeux du moyen et du long terme.

Nicolas Hulot reprend :

  • Est-ce que nous avons commencé à réduire nos émissions de gaz à effet de serre ?
  • Est-ce que nous avons commencé à réduire l’utilisation des pesticides ?
  • Est-ce que nous avons commencé à enrayer l’érosion de la biodiversité ?

« Je vais prendre la décision la plus difficile de ma vie. Je ne veux plus me mentir. Je ne veux pas donner l’illusion que ma présence au gouvernement signifie qu’on est à la hauteur sur ces enjeux là.

Et donc je prends la décisions de quitter le gouvernement.

J’espère que mon départ provoquera une profonde introspection de notre société sur la réalité du monde »

Il est temps

Chez ODEN, nous avons accueilli cette nouvelle avec beaucoup de tristesse.

La transition écologique est un enjeu qui concerne l’avenir de l’humanité.

Il est temps que le gouvernement inscrive la sauvegarde de la biodiversité dans ses priorités.

Il est temps de se rassembler pour protéger notre planète.

Il est temps de se battre.

L’Huile d’Onagre, le trésor français

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Notre Huile d’Onagre, le vrai trésor français !

Nos Huiles Botaniques d’Onagre et de Bourrache sont cultivées et transformées en France.

C’est très rare aujourd’hui, car ces deux cultures ont été délocalisées en Chine, souvent au détriment de la qualité des huiles !

Nous avons donc décidé de mettre en valeur le travail de nos producteurs, Daniel et Mireille, qui cultivent ces deux fleurs avec passion depuis plus de 30 ans.

Bonjour Daniel, pouvez-vous vous présenter ?

Je m’appelle Daniel, je suis agriculteur dans l’Indre, dans le Berry et je cultive de l’onagre, de la bourrache, de la cameline et du lin depuis 30 ans. Ce sont des plantes oléagineuses : je récolte les graines pour en faire des huiles végétales de première pression à froid,  pour mes clients à la recherche d’huiles de qualité.

Pourquoi avoir choisi ces plantes ?

Nous voulions nous démarquer de l’agriculture conventionnelle et traditionnelle. Ces plantes ne sont plus du

tout cultivées en France.  Je suis un des seuls producteurs français. Aujourd’hui les huiles d’onagre et de bourrache arrivent essentiellement de Chine.

Comment cultivez-vous ?

Je cultive de façon raisonnée, je ne suis pas en agriculture biologique. C’est un choix, car sur une trentaine d’hectares cultivés,  le désherbage manuel n’est pas envisageable.

L’onagre met beaucoup de temps à se développer. Nous la semons au mois d’août et récoltons les graines au mois de septembre de l’année suivante : c’est un cycle de 13 mois ! Si nous ne désherbons pas une fois au moment du semis, l’onagre est complètement noyée sous les repousses.

C’est différent pour la bourrache, qui est une plante dite « étouffante » :  nous n’avons pas besoin produit phytosanitaire ni de désherbant. Mais nous perdons près de 80% des graines à la récolte. Comme nous pratiquons la rotation des sols, et que la bourrache qui repousse étouffe les « bonnes plantes » plantées l’année suivante, nous détruisons les graines qui nous ont échappées après la récolte.

Parlez-nous de la récolte des graines :

La récolte des graines d’onagre et de bourrache se fait en 2 temps :
D’abord nous coupons les plantes et les laissons sur le sol pour qu’elles sèchent.
Nous récoltons ensuite les graines. Elles sont immédiatement séchées à l’air ambiant. Une fois sèches, les graines sont nettoyées afin d’ôter toutes les impuretés.
Nous les stockons ensuite en chambre froide.

Comment les transformez-vous en Huiles ?

Nous pressons ensuite les graines avec notre propre presse, à froid. Les huiles sont ensuite filtrées sur papier, sans aucun traitement. C’est grâce à ce traitement respectueux que nous pouvons vous proposer des huiles colorées et parfumées à l’odeur des graines.

Un dernier mot sur la qualité de vos Huiles par rapport à celles venant de Chine ?

Les huile d’onagre et bourrache venant de Chine sont toutes de couleur blanche et translucides.  Ces huiles ont été raffinées pour pouvoir être conservées. Le délai est en effet très long entre la fabrication de l’huile et la vente.

Le mot d’ODEN

Considérez la qualité des huiles végétales comme celles des fruits et légumes. Plus ils sont cultivés près de chez vous, moins ils mettent de temps à arriver dans votre assiette et plus ils sont bons pour votre santé, car chargés de vitamines.

Les huiles végétales sont des produits issus du « vivant » : elles contiennent naturellement des acides gras et des vitamines qui disparaissent si elles sont conservées trop longtemps !

Avec Daniel, nous travaillons en flux tendu, pour vous proposer des huiles végétales d’une fraîcheur inégalée !

L'HUILE BOTANIQUE D'ONAGRE

L’Interview Inspirante de Laurence

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L’Interview Inspirante n°1 :

Laurence, agricultrice (et naturopathe)

Les amandes françaises se font rares.  Il y a 8 ans, Laurence et son mari ont fait le choix courageux d’opérer une reconversion totale, en s’installant à des centaines de kilomètres de leur Alsace natale. Voici leur histoire.

QUEL PARCOURS AVEZ-VOUS ?

Rien à voir avec le domaine agricole !
Je travaillais dans le domaine médical, j’étais préparatrice en pharmacie.

 

POURQUOI CETTE RECONVERSION ?

Mon mari travaillait au sein d’une société pétrolière. Un jour, il eu un accident de travail.

Nous sommes partis dans le sud de la France, pour qu’il se repose.

C’est lors de ce séjour que nous avons découvert des vergers d’amandiers laissés à l’abandon. Nous étions étonnés : grands consommateurs d’amandes, nous ne savions pas qu’il existait des amandes françaises !

De retour en Alsace, j’ai beaucoup réfléchi. J’avais envie depuis quelques temps déjà de quitter ma terre natale et changer d’air. J’ai rapidement fait le lien entre ces vergers abandonnés et le diplôme agricole de mon mari.

Pourtant, ce dernier n’était pas aussi emballé que moi, il a fallu le convaincre !

Au bout de 6 mois, l’idée a murît et j’ai finalement réussi à le convaincre.

Nous avons acheté quelques hectares et commencé à replanter des amandiers, en faisant le pari fou de relancer les amandes françaises.

 

COMMENT CELA S’EST PASSÉ ?

Je ne connaissais rien à l’agriculture.
Avec mon mari, nous avons planté beaucoup d’arbres.
Il faut au moins 5 ans à un amandier avant de pouvoir produire suffisamment d’amandes.
Mais au moment où nos amandiers ont atteint leur taille optimale, le cours mondial de l’amande s’est effondré.

Nous étions anéantis.
Qu’allions nous faire ?
La vente « classique » qui consiste à vendre nos amandes à la coopérative agricole près de chez nous ne nous rapportait plus rien.
Nous avons alors décidé de passer à la vente directe, et de transformer nous-mêmes nos amandes. C’était selon nous le seul moyen de s’en sortir.

 

AUJOURD’HUI, ÊTES-VOUS SATISFAITE ?

Oui, mais ça n’a pas toujours été le cas !

Nous avons réalisé le travail accompli quand nous avons remporté le « Prix National de la Dynamique Agricole» pour le segment « développement durable ». Ce prix nous a été remis par le Ministre de l’Agriculture en personne.

Jusqu’ici, je n’avais retenu que l’angoisse d’avoir quitté un emploi stable, les gelées et la grêle qui ont ruiné plusieurs fois notre travail…
A la remise du prix, le public est venu nous féliciter, nous encourager et nous dire leur admiration de notre travail. C’est à ce moment là que j’ai réalisé le chemin parcouru.

 

PARLEZ-NOUS DE VOS VERGERS…

Ce qui me frappe le plus que je regarde mes vergers, c’est leur beauté tout au long des 4 saisons. Les amandiers en fleurs sont d’une beauté époustouflante. J’adore observer les ruches que nous avons placées sur nos arbres pour assurer leur pollinisation. C’est magnifique d’observer ce tout petit fruit, qui grossit durant l’été, pour arriver à maturation en septembre.  J’aime observer la bogue de l’amande qui s’ouvre. Et je suis toujours subjuguée de voir tous les produits que l’on peut fabriquer à partir de cette petite amande.

 

EST-CE UN ARBRE FACILE À CULTIVER ?

Quand l’amandier a tout ce qu’il faut, il pousse facilement.
Nous avons un sol argilo-calcaire avec beaucoup de pierres. Les amandiers apprécient particulièrement ce type de sol : ils se faufilent entre les pierres et y trouvent ce dont ils ont besoin pour leur croissance.
Mais il y a toujours la menace des ravageurs, qui pondent à l’intérieur de nos amandes. Les larves finissent par la manger, et peuvent se multiplier très rapidement.

 

POURQUOI Y A T-IL SI PEU D’AMANDES FRANÇAISES ?

C’est une culture qui nécessite de transformer les amandes soi-même.
Si l’on apporte uniquement les amandes à la coopérative on ne gagne rien, et il est alors impossible de faire face à la concurrence des Etats-Unis. En effet, il coûte moins cher de faire importer une amande des Etats-Unis que de déposer une amande française à la coopérative.

 

QUELLE EST VOTRE MÉTHODE DE CULTURE ?

Nous sommes en agriculture raisonnée, c’est-à-dire que nous donnons à l’arbre uniquement ce dont il a besoin. Nous travaillons beaucoup avec l’analyse du sol, et nous nous efforçons de ne travailler qu’avec des engrais naturels ou verts comme les fientes de pigeon par exemple. Pour tondre l’herbe, nous faisons paître des moutons au milieu de nos vergers. Nous ne « surprotégeons » pas nos arbres.

Nous pourrions tout à fait passer en agriculture biologique, mais nous ne voulons pas.  Quand vous vous installez en agriculture bio, vous devez payer beaucoup de taxes, il y a des contrôles tout le temps, et nous souhaitons rester libres et indépendants.

 

UTILISEZ-VOUS DU GLYPHOSATE ?

Non ! Nous en avons utilisé aux débuts de l’exploitation, mais nous avons rapidement arrêté aux vues de sa toxicité.

 

QUELLES SONT LES VERTUS DE L’HUILE D’AMANDE DOUCE FRANÇAISE ?

Pour moi, l’huile d’amande douce c’est l’hydratation de la peau par excellence.
C’est aussi un fruit excellent dans l’alimentation : je suis naturopathe, et je m’intéresse beaucoup à l’alimentation. L’huile d’amande, riche en acides gras essentiels, est excellente pour la santé.

 

UN CONSEIL POUR LES CITADINS QUI SOUHAITENT SE RECONVERTIR DANS L’AGRICULTURE ?

Ne le faites surtout pas ! (cri du cœur)

Etre agriculteur est un métier qui ne s’improvise pas. En ce moment, je rencontre beaucoup de gens qui souhaitent se reconvertir.

Il faut être dans les champs, connaître les plantes, il faut savoir vendre, et la partie administrative est énorme. Les gens doivent savoir que c’est un vrai métier qui nécessite beaucoup de compétences différentes, et qui est très prenant.